Aujourd’hui
Aujourd’hui, le Temps a perdu son sens de rotation primitif.
Aujourd’hui, le Temps ne retient plus que ton visage fictif.
Aujourd’hui, le Temps se volatilise en un puzzle définitif.
Aujourd’hui, le Temps s’est réveillé bancal, les yeux plaintifs.
Aujourd’hui, le Temps ne compte plus son temps fugitif.
Aujourd’hui, le Temps est parcouru de frissons collectifs.
Aujourd’hui, le Temps s’est recouvert des soleils négatifs.
Aujourd’hui, le Temps ne reconnaît plus les cris affectifs.
Aujourd’hui, le Temps a déserté sa lumière, son effet inventif.
Aujourd’hui, le Temps ne berce plus ma vie, je suis végétatif.
Copyright 2001 – Max-Louis MARCETTEAU
